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La campagne de Prusse en 1806.

La guerre entre la Prusse et la France, en 1806, était pour ainsi dire inévitable, d'autant que Napoléon semblait insensible aux sentiments de la Prusse, lorsqu'il essayait de persuader une Angleterre belligérante d'accepter ses offres de paix. Il avait même offert de rendre le Hanovre, bien que ce petit état ait été retourné à la Prusse en remerciement de sa neutralité. Ceci s'ajoutant à la violation, en 1805, du territoire prussien d'Ansbach, ne pouvait que conforter le parti de la guerre à la cour de Berlin.

Certes, il est vrai que la guerre aurait pu encore être évitée si Napoléon avait pu, par lui-même, se rendre compte de la mobilisation prussienne lorsqu'elle commença en août 1806. Mais il semble qu'il ne pouvait croire que la Prusse prendrait l'initiative. Bien sûr, la Prusse n'était pas isolée puisqu'elle avait signé un traité secret d'alliance avec la Russie. Mais il aurait fallu du temps aux guerriers du tsar pour arriver. Dans le passé, une simple mobilisation de l'armée prussienne aurait fait trembler ses opposants. Avec Napoléon, il n'en était pas allé de même, cela n'avait provoqué que son incrédulité.

Cette état d'esprit de la Prusse explique également l'absence de plan de campagne : puisque Napoléon devait, normalement, être effrayé par une simple mobilisation, pourquoi se fatiguer à en préparer un.

Non, Napoléon se calmerait et traiterait la Prusse avec le respect qui lui était du ! Alors, quand il fut clair que rien de ceci ne se passait, l'état-major se trouva confronté à un problème, et, conséquemment, la préparation de plusieurs plans par les différentes branches de l'armée, dont aucun ne fut adopté dans son intégralité.

Résultat : lorsque Napoléon se fut convaincu que décidément la situation, avec la Prusse, devenait sérieuse, il trouva les prussiens au même endroit qu'au début de septembre, et pris l'initiative. Mais les combats qui s'en suivirent furent sévères et difficiles pour les français, les soldats prussiens, et même leurs officiers, se montrant de solides adversaires.

La campagne de 1806 prend une place particulière parmi les guerres napoléoniennes. Dans aucune autre campagne Napoléon n'a battu un adversaire aussi rapidement et entièrement que la Prusse, presque complètement isolée diplomatiquement.

Ce n'est pas seulement l'empereur mais aussi la Grande Armée qui était au sum­mum de sa capacité. Formée à partir des cadres des armées de la Révolution, vic­torieuses dans toute l'Europe depuis plus d'une décade, entraînée dans des exerci­ces comme le célèbre camp de Boulogne, structurée en divisions et corps sous le commandement du plus performant des chefs, cette armée fut la meilleure que l'Empereur des Français conduisît jamais au combat.

La campagne de 1805, qui venait d'être gagnée, dont la bataille d'Austerlitz représentait l'apogée et l'éclatante conclusion, avait remis en évidence sa puissance.

Pour la Prusse la défaite de 1806 repré­sente le point le plus bas de son histoire, de même que l'année 1806, avec la fin du Saint Empire Romain­ Germanique, signifie une profonde césu­re pour les pays allemands.

 

Introduction

 

La bataille d'Iéna

 

La bataille d'Auerstaedt Récit

 

La bataille d'Auerstaedt 
Chronologie

 

Les hommes

 

Ordre de bataille français à Iéna

 

Ordre de bataille français à Auerstaedt

 

Ordre de bataille prussien à Auerstaedt

 

L’armée prussienne en 1806

 

Les raisons de la déroute prussienne

 

Le dossier Bernadotte

 

Témoignages

 

Les lieux

 

Les cartes

 

Bibliographie